Ebola est là, et alors

L'Occident est sur le qui-vive. La faute à Ebola, qui provoque au coeur des cités une certaine psychose... Pas un jour ne passe sans que les autorités étatiques ne nous délivrent une statistique, une recommandation ou un conseil ayant trait à cette fièvre hémorragique. Une démarche qui a tout à fait sa justesse.

Puisqu'Ebola tue, et que, pour le moment, il n'y a aucun remède, ni vaccin pouvant arrêter sa propagation.

Ce qu'il faut cependant regretter, c'est le temps qu'a mis la communauté internationale à réagir face à ce vilain phénomène de santé publique, et ce malgré les appels forts et incessants lancés très tôt par les grandes ONG telles que Médecins sans frontières. La prise de conscience n'a débuté que lorsque les mass médias ont annoncé les premiers cas d'Occidentaux atteints de cette maladie. Une épidémie qui a déjà fait plus de 4.500 victimes au Liberia, en Sierra-Leone et en Guinée. A comparer aux 36 millions de décès dus au sida depuis les années 80, ou aux 1,2 millions de morts par an à cause du paludisme, ce chiffre est bien négligeable.

Ebola peut être vaincu. A condition qu'on soutienne les chercheurs qui se battent avec ardeur afin de trouver le traitement miracle, qu'on fasse preuve de bon sens en n'isolant pas ces pays d'Afrique de l'Ouest. Le monde doit être à leur chevet en leur offrant la nécessaire solidarité internationale, en envoyant des équipes médicales compétentes. Comme le fait le Cuba de Fidel Castro.

Guillaume Camara

Retour à l'accueil