Lionel Zinsou, ce philanthrope devenu Premier ministre

On n’a pas encore tous les éléments ayant conduit le président Thomas Boni Yayi à choisir vendredi comme son Premier ministre Lionel Zinsou. D’autant que nous ne sommes pas dans les rouages de l’Etat béninois. Néanmoins, on peut subodorer que s’il a mis ce dernier à ces fonctions prestigieuses, c’est que cet homme possède les aptitudes et les compétences qui vont avec. Car Lionel Zinsou n’est pas n’importe qui.

C’est d’abord un businessman qui prône sur tous les toits, sur toutes les ondes, l’afro-optimisme. Ecoutez-le le temps d’une émission de radio, vous verrez autrement le continent noir. Vous ferez la découverte de ses atouts pour le futur si proche ; vous vous moquerez de ces faux prophètes qui à longueur de journée annoncent son apocalypse.

Très senghorien et ami de Laurent Fabius, Lionel Zinsou est né le 1954 à Paris. Il est le fruit d’un métissage : son père est Béninois et sa mère Française. A l’école, il se révèle brillant élève. Ce qui l’amènera à embrasser l’excellence à la française. Puisqu’il fréquentera tour à tour les bancs de Louis-le-Grand, de la rue d’Ulm, de Sciences Po. Ainsi que London School of Economics, en Grande-Bretagne.

On retiendra aussi qu’il est le papa de Marie-Cécile : cette jeune femme qui à travers la Fondation Zinsou fait un travail remarquable au Bénin en matière de diffusion de l’art. Elle incarne une nouvelle Afrique : plus volontariste, plus dynamique, plus inventive.

C’est cette fille que le père (neveu d’Emile Derlin Zinsou, ancien chef d’Etat de Dahomey) va désormais retrouver. Pour un challenge, où il sera question d’offrir à cette foule de jeunes, frappés par le chômage et sceptiques face à leur avenir, une lueur d’espoir.

Guillaume Camara

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