Le paludisme recule

Une étude, menée conjointement par l’OMS et l’Unicef, révèle que les taux de mortalité dus au paludisme ont chuté de 60 %. Soit 6,2 millions de vies sauvées, essentiellement des enfants. En 2014, 13 pays ont signalé zéro cas et 6 moins de 10 cas. Et les plus grandes baisses ont été observées dans le Caucase et en Asie centrale, qui n’ont eu aucun paludéen.

Des progrès qui ne doivent pas faire oublier l’idée selon laquelle le paludisme reste tout de même un grave problème de santé publique. Près de la moitié de la population mondiale se trouve exposée à ce fléau. Cette année, on estime qu’il y aura 214 millions de cas, notamment dans les pays d’Afrique subsaharienne. Cette aire géographique récence 80% du total mondial de cas de paludisme et 78 % du total mondial de décès.

Toutefois, notons qu’entre 2000 et 2015, la mortalité chez les moins de cinq ans a baissé de 65%.

Tout cela parce qu’on a assisté ces derniers temps à une résurgence des financements bilatéraux et multilatéraux pour le paludisme. Ceux-ci ont été multipliés par 20 au niveau mondial. Les Etats ne sont pas en reste. Ainsi " aux Etats-Unis, l’Initiative du Président contre le paludisme a permis de lever des centaines de millions de dollars pour le traitement et la prévention. Tandis que le Royaume-Uni a triplé le financement de la lutte antipaludique entre 2008 et 2015 ", souligne le rapport.

Guillaume Camara

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