Une comédie signée Denis Sassou Nguesso

Dimanche 25 octobre. A Brazzaville, et comme dans les autres villes congolaises, on votait pour le referendum donnant la possibilité au chef de l’Etat de se représenter en 2016. Sauf qu’il n’y a pas eu stricto sensu de consultation populaire - puisque la participation n’a même pas dépassé les 10 % - mais de comédie dont le metteur en scène n’est autre que Denis Sassou Nguesso.

L’inénarrable Sassou Nguesso ! Lequel nous a appris par ses faits et gestes que la démocratie n’est pas synonyme de partage de pouvoir mais de règne éternel. Pour cela, il est prêt à tout faire, à échafauder les scénarii les plus fins, pour que cet objectif poisseux soit atteint. Quand bien même la portion de terre dont il a les commandes depuis plus de deux décennies gît dans la pauvreté et le sous-développement.

Or le Congo, par son pétrole, par l’enthousiasme contagieux de ses habitants, est à même d’offrir un visage bien meilleur que celui qu’il montre actuellement. De quitter l’atmosphère rance de ces jours derniers. Faut-il encore qu’on l’aide à se débarrasser de tous ses petits chefs qui hypothèquent son destin ! En le pillant, en confisquant l’essentiel de ses mannes.

Le renouveau politique congolais ne se fera pas autrement que par la puissance rédemptrice du peuple.

C’est à lui que revient désormais la mission de conquérir tous les pouvoirs, toutes les parcelles de responsabilités dont il a été dépossédé injustement, d’esquisser un cadre où le bidouillage électoral laissera place à une exigence démocratique, de montrer à la face du monde que la constitution ne doit plus être le terrain favori des imposteurs. De ceux qui adoptent une attitude scélérate face à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance, qu’ils ont pourtant promue et signée.

Guillaume Camara

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