Paris, Bamako, Tunis : ces villes qui pansent leurs plaies

Paris, Bamako, Tunis : trois capitales qui pansent encore leurs plaies. Des villes qui, en ce mois de novembre finissant, ont été frappées par une série d’attaques terroristes. Lesquelles ont suscité à travers le monde une avalanche d’indignation et de stupéfaction. Car, dans ces endroits-là, des vies ont été fauchées, des jeunesses ont été brisées : pour longtemps, on les pleurera ; pour longtemps encore, elles continueront à hanter les esprits.

Néanmoins, au cœur de ces abominations, il nous faut retrouver le sillon d’une saine réflexion : celle qui échappe à des amalgames bêtes et faciles, à des arguties populistes et réductrices mais qui offre la possibilité de prendre part aux noces de la Raison. Comme l’avait fait en son temps le philosophe français, André Gluksmann, au lendemain de l’effondrement des Tours Jumelles à New York.

Dans son passionnant essai, Dostoïevski à Manhattan, publié il y a plus d’une dizaine d’années de cela, il nous mettait en garde contre ces fameuses théories décrétant la fin de l’Histoire et le surgissement d’un choc des civilisations. Pour lui, ces troupes de criminels (que certains appellent aujourd’hui les djihadistes) ne sont rien d’autre que des serviteurs illuminés d’un terrorisme nihiliste. Des malfaisants qui ont décidé de semer la terreur et la mort, sous des alibis religieux et idéologiques. Leur dessein fondamental est d’annihiler l’art de vivre des démocraties.

Mais qu’ils sachent : ils n’y arriveront pas ! Que peuvent les ténèbres face à la lumière étincelante du bien ?

L’important est que les nations occidentales adoptent un discours de vérité envers l’Arabie Saoudite, la Turquie ou encore la Russie, qui indirectement soutiennent Daesh. Qu’elles coordonnent leurs ripostes tous azimuts, mutualisent leurs actions notamment au niveau du renseignement et esquissent une stratégie à long terme.

Guillaume Camara

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