La disparition d’un grand diplomate

Boutros Boutros-Ghali est mort ; avec lui, le monde perd un de ses plus grands diplomates. Une de ses voix magnifiques qui aura œuvré pour la coopération entre les peuples, entre les cultures, entre les nations.

Il était le « Kissinger » égyptien. Né le 14 novembre 1922 au Caire et issu d’une famille bourgeoise copte, Boutros-Ghali était un fringant monsieur dont l’érudition se déployait dans plusieurs langues : l’arabe, l’anglais, le français. Oui, il était par-dessus tout un francophile, qui fréquenta assidûment les travées de la Sorbonne : cette aire, où le savoir possède son trône de gloire, avait fait de lui un docteur en droit international.

Une matière qui aura été la quintessence de son expérience professionnelle.

Puisqu’il fut, et longtemps, le ministre des Affaires étrangères d’Egypte, un négociateur sous Anouar el-Sadate ayant permis à son pays de signer en 1978 les accords de paix israélo-égyptiens de Camp David. Il fut aussi le secrétaire général de l’Onu. Mais quel secrétaire général ? Celui que les puissances occidentales refusèrent d’écouter, lorsque s’embrasèrent les Balkans et le Rwanda. Il fut enfin le secrétaire général de l’organisation internationale de la Francophonie.

Guillaume Camara

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