Dans quelques jours, le pape François se rendra en Egypte dans le cadre d’un voyage apostolique. Il accomplira ce déplacement dans un contexte particulièrement précaire et tragique. En effet, pas plus que la semaine dernière, le pays des pharaons a été frappé, à l’occasion de la fête des Rameaux, par deux attentats à la bombe, revendiqués par l’Etat islamique. La cible était des coptes.  

Voilà une communauté qui est repartie en trois églises distinctes (orthodoxe, catholique et évangélique) et qui souffre le martyre. Chaque année, notamment pendant les temps forts de l’année liturgique (Pâques, Noël), elle doit faire face aux assauts répétés, aux meurtres des terroristes. Or elle est une composante essentielle de la sociologie égyptienne, elle est même fondatrice de l’Egypte telle que nous la connaissons aujourd’hui. 10% des 90 millions d’Egyptiens s’en réclament.

Leur déclin s’opère à partir du VIIe siècle, à la suite des invasions arabes et de l’islamisation progressive du pays. Fortement présents dans la Moyenne-Egypte, ils sont, outre les attaques criminelles, victimes de discriminations de la part des autorités étatiques et d’une partie de la communauté musulmane majoritaire (dominée par les sunnites.) Ils dénoncent également la difficulté de construire leurs églises, la faute à une législation très contraignante.

Parmi les coptes célèbres, vous avez l’ancien secrétaire général de l’Onu Boutros Boutros-Ghali. Lequel était issu d’une famille patricienne.

Guillaume Camara

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