Les jazzmen du monde se sont souvenus hier d’Ella Fitzgerald… Si « The first lady of song » (La première dame de la chanson) avait été là, ici-bas, on aurait fêté délicieusement ses 100 ans d’existence. De vie consacrée à faire retentir au monde les magnificences d’une musique, qui au début du XXe siècle, aura été l’une des belles créations humaines : oui le jazz touche le cœur, exprime les sentiments profonds de l’âme humaine.

 Avec lui, c’est le voyage vers le swing qui est proclamé, la liberté qui s’empare de ceux et celles qu’il fait vibrer. Et c’est peu dire qu’Ella en a été une interprète lumineuse.

Arrêtons-nous un instant sur la vie qui fut la sienne. D’abord, elle est née le 25 avril 1917 à Newport News, en Virginie. Dans un milieu afro-américain plutôt modeste, où la maman est blanchisseuse, et le papa absent. Elle veut devenir danseuse. Mais c’est par le chant qu’éclate cette ambition artistique. Elle a 16 ans. Et participe à Appolo à un concours « Amateurs Nights » qu’elle remporte avec brio. C’est le commencement d’une gloire, d’un itinéraire artistique. Elle devient la reine du jazz vocal.

Elle connaît tout de même les effluves du racisme et de la discrimination. Elle résiste. Elle fredonne des scats fabuleux. A l’instar de la divine Sarah Vaughan. Surtout, elle convainc ses contemporains, attire de nombreux fans, parmi lesquels on retrouve Marilyn Monroe. Grâce à qui les portes du célèbre Mocambo Club de Los Angeles lui sont ouvertes. 

En 1996, Ella Fitzgerald s’éteint à Beverly Hilly. Après avoir raflé 13 Grammy Awards et aimé un homme : le contrebassiste Ray Brown.

Guillaume Camara

 

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