C’est parce que la chose n’est pas si courante en Afrique qu’elle mérite qu’on s’y attarde un peu : il y a quelques jours, le président tanzanien John Magufuli a mis à la porte (pour parler vulgairement) 10. 000 fonctionnaires, détenteurs de faux diplômes. Une décision qui a fait grincer les dents mais qui est la conséquence d’une enquête que le gouvernement avait diligentée en octobre 2015.

D’après Magufuli « ces personnes occupaient des postes gouvernementaux mais n’avaient pas de qualifications. Il nous ont volé comme d’autres criminels ». Ces cas de fraudes, qui touchent plus précisément 9.900 personnes, s’ajoutent aux 19.700 emplois fictifs décelés en mars dernier dans la fonction publique tanzanienne.

On estime à 107 millions de dollars le coût de ces situations frauduleuses. Ce qui est énorme pour ce pays pauvre qui cherche à réduire le poids de la masse salariale dans son budget.  

L’action de John Magufuli a donc une justification, un sens. En dépit des critiques proférées par certains de ses adversaires politiques, qui l’accusent d’autoritarisme échevelé. La vérité est que la Tanzanie doit passer par là... Si elle veut en tout cas retrouver le chemin de la croissance, assainir son administration et lutter contre le sous-développement.

Guillaume Camara

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