Heureux bouleversement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour la première fois de son histoire, cette agence onusienne sera dirigée par un Africain. Il s’agit de Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans. Mardi, ce dernier a été élu - pas désigné - directeur général, par les Etats membres de l’OMS, réunis à Genève. Ce qui d’emblée lui confère une légitimité et une certaine marge de manœuvre, contrairement à ses prédécesseurs.

En Ethiopie, dont il est originaire, Tedros Adhanom Ghebreyesus est connu pour avoir exercé d’importantes responsabilités gouvernementales : il a été entre autres ministre des Affaires étrangères (2012-2016) et ministre de la santé (2005-2012). C’est d’ailleurs au sein de ce dernier maroquin, qu’il apporta sa pierre dans le système de santé de son pays : en créant 3500 centres de santé et 16 000 postes de santé.

En outre, il oeuvra pour étendre la couverture de l’assurance-maladie et ramener à 38 000 le nombre d’agents de vulgarisation sanitaire.

On le voit donc Tedros Adhanom Ghebreyesus a un passé qui plaide pour lui. Ce qui est plutôt une bonne chose. Mais cela suffira-t-il à restaurer l’image de ce grand organisme riche de techniciens et d’experts dont la responsable actuelle (la Chinoise Margaret Chan) avait été à juste titre fustigée pour sa tardive réaction à la crise sanitaire d’Ebola en Afrique de l’Ouest ?

Car l’OMS doit relever plusieurs défis. Notamment la lutte contre les maladies non-transmissibles (obésité, tabagisme), l’impact du changement climatique sur la santé…

Guillaume Camara

 

 

 

Retour à l'accueil