Ces derniers jours, les médias du monde se sont précipités pour glose sur l'accession au pouvoir de Joao Lourenço. En effet, cet ancien ministre de la défense de l'Angola est le nouveau chef de l'exécutif de son pays. Il succède - et ce n'est pas rien en Afrique - par voie démocratique à José Eduardo dos Santos

Vu de l'extérieur, on peut considérer cela comme une excellente nouvelle, comme le signe d'un certain renouveau politique.

Sauf que la réalité nous apprend toute autre chose. Le véritable homme fort de cette terre, riche en pétrole, demeure toujours, et toujours, José Eduardo dos Santos. Figure historique du MPLA et affaibli par quelques soucis de santé, il avait, après plus de trente de règne, renoncé à se présenter à la présidentielle de cette année. Tout en se maintenant à la tête de son parti.

Mieux encore : le 21 juillet, il a confirmé, à leurs postes, pour les huit prochaines années, les responsables de l'armée, de la police et du renseignement. De même, il a placé à des postes stratégiques du pays (économie, justice, sécurité, médias) ses hommes-liges.

Sachant que sa propre fille, Isabel, est à la tête de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol, Elle est la huitième fortune d'Afrique, selon Forbes, le célèbre magazine américain.

Guillaume Camara 

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