Que dans les rues africaines monte une action de grâce ! C’est demain (17 mars) que Benoît XVI entamera son premier voyage apostolique en Afrique. Cette terre qu’aimait appeler affectueusement Jean-Paul II, la seconde patrie du Christ, car elle lui avait servi de refuge lors de la persécution d’Hérode.

Deux destinations sont au programme du pape-théologien : le Cameroun et l’Angola. Il en profitera pour remettre aux évêques africains, réunis à Yaoundé, l’instrument de travail du prochain synode consacré à l’Afrique. 

Mais quelle Afrique va-t-il prendre dans « ses bras », comme il le soulignait lui-même dans sa prière d’Angelus du 15 mars ? C’est d’abord celle de l’avenir et de la vitalité. Car malgré la concurrence avec des courants évangéliques et la présence de l’islam, le catholicisme africain peut se targuer de ses 159 millions de baptisés. Avant 2050, on estime que trois de ses nations seront parmi les principaux pays catholiques : République démocratique du Congo, Ouganda et Nigeria. Le successeur de Pierre verra également une autre Afrique : celle de la démocratie balbutiante, du sous-développement, de la pauvreté, de la guerre, de la famine mais aussi du sida.

Pour toutes ces Afriques-là, il ne sera pas le thaumaturge attendu. Comme il le dit lui-même, « Je pars pour l’Afrique conscient de n’avoir rien d’autre à proposer et donner (…) que le Christ et la Bonne Nouvelle de sa Croix, mystère d’amour suprême, d’amour divin qui l’emporte sur chaque résistance humaine et qui rend même possible le pardon et l’amour envers les ennemis. »

Guillaume Camara

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