« Photogénique », « TGV », « gueule de collégien », « fonceur » : voilà les qualificatifs qui reviennent, souvent, dans les gazettes, pour décrire l’homme qui a désormais « les pleins pouvoirs » à Madagascar. Vous avez compris, je veux parler d’Andry Rajoelina, 34 ans.

 

Porté hier au pouvoir par l’armée malgache après le départ contraint du président Marc Ravolamanana, Andry Rajoelina reste un phénomène politique inouï. Car il y a un peu plus d’un an, personne, du moins sur la scène politique, ne connaissait ce jeune homme fringant et séducteur.

 

Sur son curriculum vitae, l’on ne trouve qu’une seule corde à son arc : candidat indépendant aux élections municipales de décembre à Antanarivo. J’allais en oublier une autre, bien sûr moins politique : ancien disc-jokey en vue de la capitale. Cela suffira-t-il pour diriger un pays qui traverse un réel malaise social ? A Tanarive, le prix de l'essence a franchi la barre des 650 francs Cfa. Celui du riz a aussi connu une hausse exponentielle. Si Rajoelina est vraiment ce messie, cet animal politique (pour parler comme Aristote), que les Malgaches attendaient, il devra d’abord se pencher sur ces questions-là. Rapidement.

 

Guillaume Camara

 

 

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