Je ne suis pas un économiste. Mais je ne suis pas blasé lorsqu’on me parle de l’économie. Car à défaut d’être économiste, les doctes de la science économique m’ont offert un titre de gloire : consommateur.

 

Et c’est à ce titre, que j’ai suivi avec griserie le récent G20 de Londres, où les chefs des nations les plus riches sont venus égrener leurs remèdes pour stopper la fameuse crise (…). Ils avaient raison de s’y pencher. De laisser sous le boisseau les vieilles querelles qui agitaient (naguère) les amis de Keynes (photo) et ceux de Friedman.

 

Non, chez la reine Elisabeth II d’Angleterre, il n’a vraiment pas été question de cela. Certes il y avait eu des escarmouches de couloirs, mais de très petites donc négligeables, puisqu’elles n’ont pas empêché messieurs Obama, Sarkozy, Brown… ou encore la chancelière Merkel de nous gratifier d’une série de mesures salvatrices telles que la régulation des marchés, la lutte contre les paradis fiscaux, l’augmentation des fonds du Fonds monétaire international (FMI).

 

Vous voyez, je vous avais dit, l’économie ne m’indiffère pas : car tout cela continue de trôner dans mon ciel mental. Ce que j’abhorre, en revanche, c’est l’inertie des Grands de ce monde par rapport aux questions essentielles touchant au développement et à la faim dans le Tiers-Monde. J’imagine, à l’heure où j’écris ces lignes, d’autres ont rendez-vous avec le trépas, parce qu’il n’ont pas trouvé de quoi manger.

 

Oui, aux milliards de dollars pour les plans de relance !, mais des milliards, il en faut aussi, pour nourrir toutes ces humanités affamées. Je ne prêche pas pour une Humanité samaritaine, je veux simplement qu’on sache ceci : plus il y aura la faim, plus il y aura de la piraterie dans la Corne de l’Afrique, de l’extrémisme ailleurs…

 

La prophétie de Paul VI était juste : « Le développement est le nouveau nom de la paix. »

 

Guillaume Camara

 

Retour à l'accueil