L’événement serait passé inaperçu, si l’histoire politico-sociale burundaise n’était pas si singulière. En effet, les sénateurs du pays viennent d'approuver par 34 voix sur 47, la nomination par le président Pierre Nkurunziza, du général Godefroid Niyombare (un Hutu) au poste de chef d'état-major général de l'armée.

 

C’est une première pour cette nation qui sort de plus d’une décennie de guerre civile qui a opposé l'armée, alors sous domination de la minorité tutsie, à des mouvements rebelles hutus. Mais que sait-on de Godefroid Niyombare ? Pas grand-chose.

 

Simplement qu’il est âgé d’une quarantaine d’années et issu des rangs de l'ex-rébellion des Forces de défense de la démocratie (FDD). Il était jusque-là chef d'état-major général adjoint de l'armée burundaise. Sa désignation par le sénat est-elle le signe que le Burundi s’achemine inexorablement vers une pacification complète des cœurs ? Je veux le croire.


Guillaume  Camara

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