Mario Balotelli. ça vous dit quelque chose ? C’est le nom de ce jeune international italien, né de parents ghanéens et adopté par une famille italienne, qui a été couvert samedi de cris et d’injures racistes lors du match Inter Milan-Juventus Turin.

 

La réaction de l’Union européenne des associations de football (UEFA) ne s’est pas fait attendre. Désormais elle envisagerait de suspendre la rencontre pendant dix minutes lorsqu’il y a le même cas de figure. Protestations chez les arbitres italiens.

 

Certains estiment qu’agir de cette façon-là pourrait poser des problèmes à des milliers de fans. D’autres arguent le fait que l’arbitre a beaucoup à faire pour suivre ce qui se passe sur le terrain. Messieurs les juges, je ne vous suivrai pas dans ces raisonnements. Ils ne sont ni fondés, ni solides. Au contraire, ils sont l’expression d’une velléité suicidaire qui participe au développement du racisme dans les stades européens.

 

Le cas Balotelli n’est pas une première dans le Calcio. Alors c’est bien chouette de penser au spectacle du spectateur : mais est-ce une raison suffisante pour que ce dernier soit indifférent lorsque le dégoût s’offre à ses yeux ? Le mépris de l’autre (parce qu’il porte en lui une certaine altérité) doit être le combat de chaque conscience droite.

 

Dans les aires de jeu, moi, j’ai trouvé une place pour le raciste : dehors !


Guillaume Camara

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