Encore un qui ne veut pas s’en aller. Interrogé lundi par France 24 et Libération, le président nigérien, Mamadou Tandja (photo), dont le mandat prend fin en décembre 2009, a indiqué qu’il pourrait bien se présenter, pour la troisième fois, pour la présidentielle.

 

Et pour que ce dessein soit exaucé, il compte organiser un referendum. Or la constitution du pays, dans son article 49, l’y interdit fermement : « Le président de la République peut, après avis de l’Assemblée nationale et du président de la Cour constitutionnelle, soumettre au référendum tout texte qui lui parait devoir exiger la consultation directe du peuple, à l’exception de toute révision de la présente constitution (…) »

 

M. Tandja entendra-t-il la justesse et la clairvoyance de ce dispositif constitutionnel ? La loi fondamentale ne doit jamais être captive d’une ambition personnelle mesquine. Elle est la lampe qui éclaire tous les pouvoirs démocratiques. Elle est cette sève qui irrigue la cohésion sociale. Il est patent que son irrespect fait revêtir à la démocratie un visage hideux et dégoûtant.


Guillaume Camara

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