Arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch, le capitaine Moussa Dadis Camara a annoncé dimanche que lui et son équipe avaient décliné la possibilité de se présenter aux prochaines élections générales guinéennes prévues en fin d’année. C’est une bonne nouvelle pour la Guinée et pour toutes les personnes éprises de l’éthique démocratique.

 

Il faut maintenant que s’organisent et s’intensifient les échanges entre les membres du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) et la société civile pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Pays de tant de paradoxes, nation qualifiée de scandale géologique, la Guinée est une terre qui gît dans le marasme et le sous-développement. Là-bas, il n’y a pas d’électricité. Pas d’eau courante pour la population. Et pourtant, la Guinée est appelée encore château d'eau de l’Afrique.

 

La faute à qui ? A tous les hommes et femmes qui l’ont dirigée. A tous ses leaders qui n’ont pas cherché à lui offrir un sillon de développement et de modernité. La Guinée en a assez des discours stériles, de ces vizirs cyniques qui se servent d’elle pour garnir leurs comptes en banque.

 

L’avenir de la Guinée a un nom : la démocratie. Avec elle, ce pays, dont le sous-sol est extraordinairement riche, peut surprendre le monde.

 


Guillaume Camara

 

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