Quelle Afrique du sud entend construire Jacques Zuma (le nouveau chef d’Etat) ? Quel discours unificateur souhaite-t-il livrer au reste du monde ? Quel type de leadership régional veut-il esquisser à la nation arc-en-ciel ?  Car si le pays a fait de fantastiques pas en matière de réconciliation interraciale, il a du mal à accueillir convenablement ceux qui viennent d’ailleurs.

 

L’an dernier, le pays de Nelson Mandela était le théâtre d’une flambée de violences xénophobes qui avait duré deux semaines. Les attaques touchaient essentiellement les Zimbabwéens, les Mozambicains et les Somaliens. Ces derniers étaient accusés d’avoir pris le travail des Sud-Africains.

 

Aujourd’hui le spectre d’un tel scénario abject plane encore sur les têtes. Quelques ingrédients sont déjà réunis : la pauvreté, la criminalité, le chômage (40% de la population). J’allais omettre un dernier facteur : la récession qui approche à grands pas.

 

Plaise à la Providence que toutes ces hypothèses soient infirmées par un réalisme politique plus responsable, plus intelligent, plus accueillant, plus humaniste. Une nation est grande lorsqu’elle se refuse d’exclure une partie des membres qui la composent.  

 


Guillaume Camara

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