Les Nations unies ont désapprouvé vendredi les assauts des insurgés shebabs qui tentent de renverser le gouvernement fédéral de transition de Mogadiscio.

 

Dans sa déclaration, l'ONU de Ban Ki-moon (photo) a mis en garde l’Erythrée, soupçonnée d’armer les acteurs de cette insurrection. La Somalie est un repaire des seigneurs de la guerre et des extrémistes. Depuis 1991, le pays ne connaît pas un semblant de stabilité politique. Il est écrasé par une guerre civile.

 

Pourtant, l’on ne peut pas dire que la communauté internationale n’a pas été à son chevet. D’abord, rappelons-nous de l’opération humanitaire onusienne d’avril 1992. Face aux factions somaliennes tenaces et résolument guerrières, les casques bleus n’avaient pas pu faire grand-chose. Décembre 1992 : les Américains prennent la relève. Ils bâtissent un nouveau plan « Restore Hope » (Rendre espoir), qu’on qualifia à l’époque de première intervention menée au nom du droit international d’ingérence humanitaire. Octobre 1993 : les Etats-Unis procèdent à l’arrestation des proches de Mohamed Farrah Aidid, un des chefs de guerre.

 

L’intervention tourna au fiasco. Et l’Amérique retira ses troupes.


Guillaume Camara

 

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