Oh là là… L’on n’en a pas encore fini de parler du cas Hissène Habré (photo). Hier, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu une décision de rejet, d’une demande belge obligeant le Sénégal à garder sur son territoire l’ex-président tchadien. « La Cour constate que le risque de préjudice irréparable au droit revendiqué par la Belgique n'est pas apparent », a déclaré le juge Hisashi Owada, qui présidait l'audience. « Les circonstances, telles qu'elles se présentent actuellement à la Cour, ne sont pas de nature à exiger (…) des mesures conservatoires ».

 

Pourquoi la Belgique est-elle engagée dans cette action en justice contre Habré ? Pourquoi joue-t-elle un rôle de catalyseur dans cette affaire qui a le visage d’un véritable imbroglio juridico-politique ? Parce qu’elle a été saisie après une plainte de survivants (ayant acquis la nationalité belge) du régime de l’ancien homme fort de Ndjamena.

 

Né en 1942 à Faya-Largeau, tombeur de Goukouni Oueddei (1982) et dictateur, Hissène Habré est accusé de 40.000 morts. Dakar est prêt à organiser son procès. Pour cela, il demande 27,5 millions d'euros à la communauté internationale.

 

Guillaume Camara

 

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