Le groupe américain Physicians for Human Rights (médecins pour les droits humains) a publié dimanche une étude qui indique que « la moitié des viols perpétrés au Darfour sont attribuables aux janjawids. » Il souhaite que « ces viols, qualifiés de crime de guerre, soient jugés, et engage la Cour criminelle internationale à lancer des mandats d'arrêts contre les principaux suspects soudanais. »

Qui sont ces janjawids ? Ce sont des miliciens, habituellement enturbannés. Des criminels qui se revendiquent comme Arabes, bien qu’étant souvent d’origine baggara : ça c’est la définition des Nations unies. Au cœur de la tragédie du Darfour, les janjawids nous offrent l’affreux spectacle qu’ils ont cessé d’être des humaines personnes : ils humilient, ils outragent, ils violent, ils tuent. N’oubliez pas que par leur concours (glauque et sanguinaire) 300.000 personnes ont déjà rejoint le chemin des sépultures ; 2,7 millions de Darfouris ont quitté leur bercail. Scandale ! Scandale ! Scandale ! 

Que viennent ces jours où le tribunal des hommes se prononcera sur tous ces forfaits, sur toutes ces abominations. Les cœurs blessés ont droit à une justice. Notamment celle qui rétablit leur dignité, bafouée par les amis de l’épée et de l’horreur.

 

Guillaume Camara

 

 

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