C’est un dimanche pas comme les autres qui vient de s’achever. Pour cause : certains médias français, notamment l’hebdomadaire Le Point, ont annoncé, précipitamment et par erreur, le décès du président Omar Bongo. Une nouvelle qu’avait même avalisée la très sérieuse Agence France Presse (AFP).

 

Ce matin, l’exécutif gabonais, par la voix du premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, a démenti toute cette allégation. Omar Bongo « est en vie », dit-il. Nous savons tous que le chef d’Etat gabonais est malade, « gravement malade », mais cela ne nous confère pas (nous mesdames et messieurs de l’arène médiatique) le droit de dire ce qui n’est pas encore.

 

La prudence doit s’imposer (...) Il est vrai que l’itinéraire politique de l’homme Bongo ne laisse personne indifférent. Depuis 41 ans, il détient les rênes d’un Etat, dont le pétrole est l’objet de tant de convoitises. Ami de Jacques Foccart (l’ancien théoricien de la françafrique), Bongo a été un génial défenseur de ce qu’on appelait naguère le « pré carré français ». Nicolas Sarkozy avait voulu rompre d’avec cette politique, héritée de l’époque post-coloniale.

 

En s’installant à l’Elysée, il avait fait la promesse d’une relation France-Afrique « équilibrée, débarrassée des scories du passé. »

 

Guillaume Camara

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