C’est la gazette officielle du Saint-Siège, L'Osservatore Romano, qui l’a relaté dans son édition du 20 juin. Benoît XVI et le président allemand Horst Köhler ont, par le truchement d’un échange épistolaire, disserté sur l’Afrique. Dans sa missive, M. Kohler évoque ses « idées sur le développement de l'Afrique » et de ses « perspectives concernant l'avenir de ce continent ».

 

« Vos réflexions m'ont accompagné durant mon voyage. Aujourd'hui, après mon retour, je peux confirmer avec une pleine conviction vos expériences », répond le pape. « L'Afrique est un continent jeune, plein de joie de vivre et de confiance, avec une grande potentialité de créativité », poursuit Benoît XVI. « Bien sûr, les intérêts étrangers et les tensions de sa propre histoire pèsent encore sur le présent et menacent l'avenir. Mais la foi vivante, la force morale jeune et la compétence intellectuelle croissante créent un climat d'espérance qui résiste aux défis et permet de les dépasser. »

 

Voilà les vérités sur l’Afrique qui mettent du baume au coeur, qu’on aimerait entendre chaque jour en Europe qui reste, extraordinairement, un repaire pour les Afro-pessimistes. Dans les mots du pape Ratzinger, coulent un axiome, une fraîcheur, un discernement, une espérance pour ce Vieux Continent abandonné, moqué, pillé et outragé.

 

Oui, l’émergence d’une autre Afrique, celle des universités, des droits de l’homme, de la démocratie, du développement, est possible. Osons le proclamer, urbi et orbi. Pour cela, il faut que les leaders africains se laissent dompter et séduire par l’éthique de la responsabilité. Et s’attaquent en vérité sur ce que j’appelle les urgences africaines : celles-ci se nomment développement, santé et éducation. Celui ou celle qui s’y penchera avec ténacité aidera cette patrie de l’Homme à écrire une nouvelle page de son histoire.

 

Guillaume Camara

 

 

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