Le Premier ministre du Zimbabwe, Morgan Tsivangirai (photo), a effectué, la semaine dernière, plusieurs visites dans certaines capitales occidentales (Washington, Londres, Berlin, Paris…) afin d’obtenir la poursuite de l’aide internationale pour son pays.

 

Syndicaliste, Prix MEDays, Tsivangirai est un grand ami de la démocratie et des libertés publiques. Son parcours superbe atteste que tant de Zimbabwéens aspirent à une Perestroïka politico-sociale. Que les idéaux démocratiques restent pour eux le cheval de Troie de leur destin national. Comment peuvent-ils y arriver ? Les principales manettes de leur exécutif sont dans les mains d’un tribun populiste : Robert Mugabe. Ce monsieur et ses acolytes de la ZANU-PF symbolisent, à eux seuls, le mal zimbabwéen. Habités par la terreur, ils sont parvenus à faire de l’économie du pays une peau de chagrin, un appareil à ruine.

 

La monnaie zimbabwéenne a fait une chute vertigineuse ; la famine est dans les chaumières, or cette contrée avait naguère été considérée comme le grenier de l’Afrique australe ; la confiscation illégale des terres agricoles demeure le sport national. De plus, monsieur Mugabe et ses acolytes… arrêtent, molestent et tuent les militants des droits de l’Homme.

 

Face à ces tragédies quotidiennes, on est quelquefois tenté de dire : « Laissons le Zimbabwe résoudre tout seul ses problèmes ». Non, ne le faisons pas ! Nous devons plutôt soutenir tous ces visages (comme ceux de Morgan Tsivangirai, de ces anonymes épris de justice) à bâtir le processus démocratique déjà engagé.

 

Guillaume Camara

 

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