« Investir dans l'agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire ». Tel est le thème du 13e sommet de l’Union africaine qui se tient aujourd’hui à Syrte.

 

Dans cette ville libyenne, chère au président Mouammar Kadhafi, les chefs d’Etats africains tenteront de baliser (du moins c’est ce que l’on espère) des chemins nouveaux à l’agriculture africaine. Car c’est un secret de polichinelle : le système agricole africain est aux abois. Et les récentes crises alimentaires sont là pour l’attester. L'agriculture du continent noir ne représente que 4,5% des investissements publics. D’après l'ONU, l'agriculture emploie 57% de la main d'oeuvre en Afrique pour seulement 17% de son Produit intérieur brut.

 

Au cours des trente dernières années, la production céréalière par habitant n'a augmenté que de 0,14%, entraînant une hausse des importations de 136% sur la même période. Tous ces chiffres démontrent qu’il y a urgence à agir vite. A ne plus mettre sous le boisseau les promesses de Maputo, où il était question de consacrer 10% des budgets nationaux au secteur agricole. A inventer un nouveau type de stratégie économique entre Etats africains qui supprimerait les fameux tarifs douaniers.

 

 

Guillaume Camara

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