Avec la victoire du général Mohamed Ould Abdel Aziz (photo) lors de la très récente présidentielle, la Mauritanie a-t-elle réellement commencé à revêtir les beaux vêtements de la démocratie ? Ce qui est sûr, ce scrutin signe la fin d’une longue période d’instabilité politique, marquée par un putsch ayant entraîné le départ du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

 

Démocratiquement élu, l’éviction de ce dernier avait été fustigée par la communauté internationale, notamment l’Union européenne qui avait procédé à la suspension de ses subsides. Cela étant fait, la junte ne pouvait faire autrement qu’en optant pour un processus démocratique digne de ce nom.

 

Un processus démocratique que le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, et le président sénégalais, Abdoulaye Wade ont efficacement soutenu à travers l’accord de Dakar. Celui-ci prévoyait trois choses : le report du scrutin présidentiel au 18 juillet, la création d’une nouvelle commission électorale indépendante et la formation d’un gouvernement d’union nationale avant le 6 juin.

 

Guillaume Camara

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