C’est un rapport de la Banque mondiale qui l’affirme : « On s’attend à une perturbation des programmes de prévention et de traitement du VIH d’ici à la fin de l’année dans 22 nations. » Aïe ! Cela fait peur ! quand on sait que 96 % des patients ayant le VIH se trouvent en Afrique subsaharienne.

 

Selon Médecins sans frontières (MSF), on note un manque de traitements essentiels dans cinq pays : Malawi, Ouganda, République démocratique du Congo, Zimbabwe et Guinée. Cet alarmant constat de l’ONG française risque d’obérer les prévisions de certaines expertises médicales qui avaient constaté, il y a un an, et grâce à la trithérapie, une inversion de la courbe de l’épidémie. Comment peut-on expliquer cette pénurie ? Parce que les nations les plus riches ne veulent pas remplir leurs engagements. Elles fournissent l’essentiel des antiviraux.

 

Une autre coupable-star est également montrée du doigt : la crise économique mondiale. Elle assèche les principales sources de financement du Fonds mondial de lutte contre le sida qui recherche deux milliards d’euros. Deux milliards d’euros pour freiner ce mal qui fait tant de mal à l’Afrique déjà souffrante. 

                     

Guillaume Camara

 

 

 

 

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