Dans le nord-est nigérian, le sang coule. On note près de 600 victimes dans les affrontements opposant l’armée aux islamistes de Boko Haram " L’instruction est un péché ".
 
Ces violences (qui ont éclaté le week-end dernier suite à l’arrestation des chefs de ce groupuscule et se sont étendues sur trois Etats : Yobe, Kano et Bono) sont la confirmation d’un mal qui guette ce grand pays d’Afrique : la " talibanisation ". Car au fond que lit-on dans le bristol revendicatif de ces activistes ? Premièrement, l’instauration de la charia au Nigeria ; deuxièmement le rejet de toutes les institutions éducatives ayant la marque de l’Occident.
 
En outre, ils n’hésitent pas à s’en prendre aux minorités chrétiennes et aux musulmans modérés qui ne partagent pas leurs sales desseins. Le gouvernement du président Umaru Yar’adua a donc raison de lutter avec vigueur contre cet obscurantisme qui sape la cohésion nationale, refuse l’altérité, embrigade la jeunesse.
 
Le Nigeria ne doit pas se " talibaniser. " Sa beauté est dans la pluralité.

Guillaume Camara
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