Demain, à Khartoum, Loubna Ahmed al-Hussein (photo) devra être fixée sur son sort.

Cette journaliste et employée de la Mission des Nations Unies est poursuivie par la justice soudanaise parce qu’elle a osé porter un pantalon.

 

Stupide affaire.

 

Tout commence le 3 juillet dans un restaurant : la police s’y rend et procède à l’arrestation de 13 femmes portant un pantalon, et au sein desquelles se trouvaient des Soudanaises du Sud, semi-autonome, majoritairement chrétien ou animiste, où la charia (loi islamique) ne règne pas. Demain donc, que risque Loubna Ahmed al-Hussein ? 40 coups de fouet.

 

Par son statut onusien, Loubna Ahmed al-Hussein aurait pu se revêtir d’une immunité l’éloignant ainsi des bizarres arguties judiciaires de son pays. Mais elle a dit non à cela. Non pour que triomphe dans ce Soudan une justice qui épouse la raison et le discernement.

 

 


Guillaume Camara

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