Elles sont femmes et Africaines. Elles sont citoyennes de la République démocratique du Congo.

 

A l’est de cet immense pays du continent noir, malmené par un conflit qui dure depuis 1996 et qui implique les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), elles subissent une tragédie épouvantable : celle qui fait d’elles des esclaves sexuelles. Des armes de guerre. 400 d’entre elles seraient violées chaque mois.

 

Pourtant les auteurs de ces abominations, de ces viols sont connus. D’après la très sérieuse organisation non-gouvernementale, Human Rights Watch, il s’agirait des soldats de l’armée régulière et d’anciens rebelles intégrés dans les forces armées.

 

C’est pour toutes ces Congolaises de l’est martyrisées, bafouées dans leur dignité, oubliées par le monde, qu’Hillary Clinton (photo), la secrétaire d'Etat américaine et fervente militante des droits de la femme, s’est arrêtée, hier, à Goma, où elle a dit au président Joseph Kabila son courroux mais aussi son souhait de voir la justice jaillir pour toutes ces vies brisées.

Guillaume Camara

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