Quel type de partenariat compte établir l’administration Obama avec les Africains ? Que peut-elle apporter à un continent champion de tous les maux ? Car comme vous le savez, la semaine dernière, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton était en Afrique. Elle y a visité pas moins de sept pays, dont le Kenya, l'Afrique du Sud, l'Angola, la RD du Congo, le Nigeria, le Liberia et enfin le Cap-Vert.

 

A chaque étape de son périple, elle a brandi une stratégie, une méthode, une image, une exigence. D’abord chez les Kenyans où le cœur de son discours était axé sur la lutte contre la corruption, sur la bonne gouvernance ; en Afrique du sud, Mandela a mis entre ses mains ses missives d’ancien prisonnier ; à Goma, elle a écouté les Congolaises violées ; avec la Libérienne Johnson Sirleaf, elle a salué un pays qui, peu à peu, se pacifie, se stabilise. Mais le business n’a pas été oublié. Loin s’en faut. Sur ce point, l’Amérique souhaite s’appuyer sur deux puissances pétrolières : Angola et Nigeria (ce pays fournit 8 % de la consommation américaine d'or noir).

 

« Par le passé, déclare Susan Rice (photo), l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, certains ont considéré la pauvreté, la faim et le désespoir affectant des pays lointains comme étant le problème des autres, et ont préféré se concentrer sur des questions censées être plus sérieuses comme la guerre et la puissance. Or, aujourd'hui plus que jamais, les intérêts de l'Amérique sont en conformité avec ses valeurs. Ce qui est bon pour les autres est souvent bon pour nous. » Peut-être.

 

L’évidence : la future alliance entre l’Amérique et l’Afrique aura deux caractéristiques, deux visages : l’économie (où la Chinafrique prend de l’essor) et la démocratie.


Guillaume Camara
 

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