Le monde regarde la Guinée. Et il attend qu’elle lui écrive un script rassurant, rédempteur. Ce pays, qui demeure l’un des plus riches d’Afrique, est un écrin d’immobilisme, de gabegie et de sous-développement.

 

Rien ne va en Guinée depuis l’indépendance. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de système de santé. La misère est présente dans les chaumières. Or Ahmed Sékou Touré et Lansana Conté avaient fait la promesse de lui offrir tous les prodiges de la terre. Mais on connaît la suite… Car ces deux vizirs (l’un ancien syndicaliste et l’autre militaire) l’ont plutôt détruite, pillée, saccagée. Ils ont laissé deux immenses héritages : les discours soporifiques et la pauvreté.

 

Oui, ils ont indubitablement été les architectes du malheur guinéen. Eu égard à un tel tableau si calamiteux, Moussa Dadis Camara (photo) doit comprendre que l’heure est grave. Que la comédie télévisuelle, à laquelle il se livre régulièrement, avec délectation, n’est pas ce qu’on attend de lui. Ce que veulent les Guinéens, c’est un rapide retour à l’ordre constitutionnel, c’est un chef qui n’est pas aux aguets des patenôtres qui chantent l’éternité de son pouvoir. La Guinée mérite mieux.

Guillaume Camara

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