Il faut en finir avec le système Bongo. C’est un peu le message que tentent de faire passer plusieurs ténors de la classe politique gabonaise mais aussi une partie de l’opinion publique, à quelques jours du scrutin présidentiel.

 

Afin que ce vœu soit exaucé, les ex-Premiers ministres Casimir Oyé Mba et Jean Eyéghe Ndong (photo) souhaitent une candidature unique face à Ali Bongo Ondimba, le fils de l’ancien pape de la Françafrique. La tâche ne sera pas aisée. Puisqu’ils sont 23 candidats à postuler. Arriveront-ils à s’entendre entre eux pour hâter une alternance rédemptrice pour ce petit pays d’Afrique ? C’est toute la question.  Le Gabon est un pays béni par les dieux. Ces derniers lui avaient légué toute une manne pétrolière pour qu’il échappe à la misère et au sous-développement. Mais ce présent divin a été dilapidé par « papa Bongo ». Il a d’abord voulu son bonheur, sa besace de sous, ses bagnoles, ses villas parisiennes, au détriment de son peuple miséreux et indigent. 

 

 

Les cris de ras-le-bol, de changement, de lassitude, dont s’abreuvent actuellement les rues de Libreville, sont donc compréhensibles. Ils veulent qu’on mette fin à une dynastie politique (celle des Bongo), longtemps hégémonique et richissime.

Guillaume Camara

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