« Je rêve que, un jour, sur les collines de Géorgie les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. »  (…) « Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais un rêve aujourd’hui ».

 

Il y a quarante six ans, aujourd’hui, devant 250.000 personnes rassemblées à Washington, un homme prononça un des plus grands discours de l’humanité, I have a dream (Je fais un rêve). Cet homme s’appelait Martin Luther King (photo). Issu de la bourgeoisie afro-américaine, par cette harangue aux accents prophétiques, il a contribué à façonner positivement l’Amérique, notamment celle des années soixante, où le racisme était érigé en système.

 

Tous les chapitres de cette œuvre pour toujours, où se déploient admirablement le talent oratoire, l’élégance du style, la justesse des mots du pasteur King, sont une célébration de l’humanisme. De la fraternité. D’un monde multiracial. Martin Luther King avait compris que la grandeur de la démocratie américaine ne pouvait se faire dans le mépris et l’exclusion d’une partie de ses membres.

 

Son intuition était juste. Et nous lui en savons gré, nous, hommes et femmes du XXIe siècle.


Guillaume Camara

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