Ça se passe au Zimbabwe. 1.544 prisonniers vont bénéficier d’une amnistie. Le service pénitentiaire du pays n’a plus d’argent pour leur donner de la nourriture, des couvertures, des médicaments… Mais, attention, cette mesure ne concerne pas tout le monde. Elle touche en particulier les femmes, les jeunes mais aussi les malades se trouvant dans un état critique. Sont écartés de cette mansuétude présidentielle : les violeurs et les comploteurs du régime. 

 

Priver de liberté les coupables de viols est humainement et moralement justifiable. Mais les mettre dans la même escarcelle que ceux qui ont osé s’opposer politiquement aux bassesses d’un régime fétide est contestable. La faim des geôles zimbabwéennes est un terrible paradoxe.

 

Paradoxe, car, le Zimbabwe est longtemps resté le grenier de l’Afrique australe ! Le mal de cette nation, c’est son président. C’est lui qui a échafaudé le déclin économique de cette nation à travers sa stupide et démagogique reforme agraire. Derrière son amnistie, qu’y a-t-il ? Outre une volonté de désengorger l’univers des bagnards et une contrainte économique patente, M. Mugabe cherche à se réconcilier avec le reste du monde qui le range sur la liste des ennemis des droits de l’homme.

 

Guillaume Camara

 

 

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