Eternellement président… Edouardo Dos Santos (photo) fête aujourd’hui ses trente ans de règne. A Luanda, l’omniprésence de ce stratège politique est un secret de polichinelle.

 

Partout, on voit le sceau Dos Santos : que ça soit dans l’armée ou dans les mass media. Sans oublier dans la très riche économie angolaise qui est championne en Afrique dans la production pétrolière. C’est toutes ces dérives que les Angolais appellent  l’« Eduardisme » : ce pouvoir à sens unique, cette volonté de kidnapper toutes les strates majeures de cette nation, ancienne colonie portugaise, et longtemps théâtre de tant de conflits sanglants.

 

D’où cette question : doit-on sabler le champagne pour Dos Santos au moment où une partie de la presse est muselée, au moment où la démocratie est balbutiante, au moment où plus de la moitié des 17 millions d'Angolais n'a pas accès à l'eau propre ?  Non.


Guillaume Camara

 

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