Kadhafi-Chavez (photos 1 et 2) : voilà les deux stars, voilà l’attelage du deuxième sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA) qu’accueille l’île vénézuélienne de Margarita. Lula (photo 3) est aussi présent. Car dans un monde confronté à d’énormes défis politico-économico-climatiques, les leaders africains et sud-américains estiment qu’il y a urgence à créer un bloc bipolaire pour faire face à la concurrence des autres territoires, des autres puissances qui régentent arbitrairement la planète terre.

 

Chouette idée ! Simplement il ne faut pas que ce type de retrouvailles, de rassemblement soit un endroit exclusivement dédié à la vitupération et à la dénonciation. Puisqu’on sait que sur ces points-là, Hugo Chavez et Muammar Kadhafi en sont champions.

 

De par l’histoire, le continent noir reste intrinsèquement lié à l’Amérique latine. Le seul Brésil connaît la présence de 76 millions d’Afro-descendants. Alors Margarita ne doit pas être synonyme de gâchis ni de palabre. Encore moins de commisération. Mais une occasion unique de jeter les jalons d’un partenariat économique qui s’attaquera au scandale de la pauvreté, qui développera les marchés... Le seul combat qui vaille la peine d’être mené, aujourd’hui, c’est celui qui permettra à un jeune Africain ou Sud-américain d’aller à l’école, de se soigner quand cela est nécessaire. Assez des discours idéologiques contre-productifs !

 

Guillaume Camara

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