La question de migration reste un des phénomènes humains les importants du XXIe siècle. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vient de s’y pencher à travers son rapport, Lever les barrières : mobilité et développement humains.

 

L’étude souligne que la migration « peut augmenter les revenus et améliorer la santé d'une personne, ainsi que les perspectives d’éducation de leurs enfants », mais « ses gains potentiels dépendent beaucoup des conditions dans lesquelles elle a lieu. Les dépenses financières peuvent être relativement élevées et la mobilité entraîne inévitablement des incertitudes et une séparation familiale (….) » Le PNUD note également que la « plupart des migrants ne franchissent pas les frontières nationales mais se déplacent à l’intérieur de leur pays. 740 millions de personnes sont des migrants internes, soit plus de trois fois le nombre de migrants internationaux. Parmi les migrants internationaux, moins de 30 % se déplacent d’un pays en développement vers un pays développé. Par exemple, seuls 3 % des Africains vivent en dehors de leur pays de naissance. »

 

Mais ce document pnudien n’est pas avare de recommandations. Il souhaite qu’on procède à l’ouverture des voies d’entrée existantes à davantage de travailleurs, au respect des droits humains fondamentaux des migrants, notamment l’accès aux services d’éducation et de santé ainsi qu’au droit de vote, à la réduction des coûts des démarches liées à la migration, à l’éradication des obstacles à la mobilité interne ou encore à l’intégration de la migration dans les stratégies de développement des pays d’origine.


Guillaume Camara

 

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