« L'aide fatale » : quel nouveau souffle pour une Afrique qui a du mal à quitter l’île du sous-développement ! quel ouvrage-tremblement de terre !

 

Son auteur s’appelle Dambisa Moyo (photo). Zambienne, elle est diplômée en économie d’Oxford et de Harvard. S’appuyant sur une langue économique argumentée, claire et moins technicienne, elle affirme que l’assistance « a été et continue d’être, pour la plus grande partie du monde en développement, un total désastre sur le plan politique, économique et humanitaire. » « Au cours des trente dernières, les pays qui dépendent le plus de l’aide attestent une croissance annuelle de moins de 2%. Entre 1970 et 1998, quand le flux de l’aide à l’Afrique était à son maximum le taux de la pauvreté des populations s’est accru : il est passé de 11% à 66% », écrit-elle.

 

L’aide est aussi un terreau propice à la corruption. On apprend qu’au cours de son règne Mobutu Seseko, le président de l’ex-Zaïre, a volé une somme équivalente à la totalité de la dette extérieure de son pays, 5 milliards de dollars. Il venait d’obtenir un rabais quand il loua le Concorde pour que sa fille puisse se rendre en Côte d’Ivoire.

 

Des solutions ? Moyo souhaite que l’Afrique renforce ses institutions, élabore un plan économique anti-aide et se tourne vers l’Asie, notamment la Chine qui, grâce à des investissements directs étrangers et à une croissance des exportations, a pu rejoindre le club des géants économiques.

 

Guillaume Camara

 

 

 

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