rdc

 

Qu’on le sache définitivement : l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) n’est pas une réalité politique déclinante. Elle est bel et bien vivante. Elle continue de semer la terreur, la mort. Mi-décembre, cette usine à mort est allée pourchasser et exécuter des centaines de civils dans les villages du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Dans un récent rapport intitulé Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo, Human Rights Watch (HWR) en donne un écho lumineux. « Au cours d'une opération bien planifiée, qui s'est déroulée entre le 14 et le 17 décembre dans une dizaine de villages de la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé (nord-est), la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants », révèle le document. « La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont d'abord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins ».

 

Plus loin, HWR décrypte leurs tactiques d’exécution : « Dans chaque village attaqué, ils se sont fait passer pour des soldats de l'armée congolaise et ougandaise en patrouille, en rassurant les gens en mauvais lingala (langue locale utilisée en RD Congo) et leur disant de ne pas avoir peur et, une fois que les personnes s'étaient rassemblées, ils ont capturé leurs victimes et les ont attachées ».

 

L’odeur de l’abomination exhale en ces lieux. Mais que fait l’ONU avec sa Monuc ? Est-elle en RDC pour assurer la sécurité des populations ou pour contempler le théâtre tragique des cités qui sont sous sa férule ? Qu’attendent les puissants de ce monde pour organiser dare-dare une conférence internationale qui se penchera sur le désarmement de la LRA ?

 

Guillaume Camara

 

Retour à l'accueil