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Il y a encore quelques mois certaines chancelleries occidentales pavoisaient à l’idée de voir émerger au cœur du grand Soudan, un nouveau territoire appelé Sud-Soudan. Elles trouvaient dans ce processus de scission, validé par un référendum, une occasion de tourner la page à toutes ces années sombres, conflictuelles ayant ensanglanté cette partie du monde.

 

Leur optimisme était juste, admissible. Simplement, dans leur grille d’évaluation, elles n’avaient pas intégré le pouvoir de nuisance du gouvernement central de Khartoum. On l’a vu ces derniers jours, à Abey, où il avait lancé des assauts meurtriers. Qu’y se passe-t-il, au juste ? Si l’on scrute bien la mappemonde, Abey se trouve à la lisière entre le Nord et le Sud.

 

Normalement, avec l’accord de paix global 2005, cette portion de terre (qui appartient au Nord) devait être sous le commandement rotatoire des Nordistes et des Sudistes. Mais la réalité est tout autre. D’où ces crépitements de balles, de canons. De convoitise s’agissant du clan El Béchir (photo) qui ne souhaite pas que l’ensemble de la région, riche en pétrole et en eau, lui échappe. Définitivement.

 

Ici, le chemin de la paix sera long…

 

Guillaume Camara

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