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Parler de la Chine contemporaine, c’est penser à un bulldozer qui avance, qui avance vite, et qui rafle tout sur son passage. C’est un pays dont l’obsession est d’être premier partout. Que ça soit en économie, dans le sport ou dans les arts. Mais qui pourra le lui reprocher ?

 

Toutes les nations aspirent au primat, au barreau le plus élevé de ce qui détermine notre présent et notre futur. Telle est la loi du monde des mortels. Et donc, à cet égard, l’Empire du Milieu est immensément irréprochable. Le seul hic : c’est de constater qu’il construit sa cathédrale économique au mépris de l’éminente dignité humaine ; qu’il pourchasse, moleste, emprisonne et assassine les dissidents pour la liberté ; qu’il contraint les chrétiens à louer dans les catacombes. 

 

En disant cela, je pense, bien sûr, à Liu Xiaobo (photo), emprisonné, qui ne sera pas à Oslo, aujourd’hui, pour recevoir son Nobel de la paix. Sa femme (en résidence surveillée), ses frères auraient pu le représenter. Mais le régime de Pékin a dit non. S’est même offert le luxe de demander à certaines chancelleries occidentales de boycotter cet événement auguste.

 

Zut ! Liu Xiaobo est en tout cas notre ami ; son combat pour une Chine libre et démocratique a déjà reçu notre onction éternelle. Alors à Oslo, nous serons avec lui.

 

Guillaume Camara

 

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