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Le Vatican, ringard ? Réfractaire à la modernité ? Non, ne le dites plus. Ne le pensez plus. Si vous avez le moindre doute, courez vite pour retrouver les majestueuses colonnades du Bernin : elles rendent désormais gloire au dieu Web, à sa science, à sa nouveauté, à sa créativité, à son attrait.

 

Benoît XVI en donne le gage. Et n’hésite pas à le proclamer, explicitement, dans son message pour la 44e Journée mondiale des communications sociales : « Le développement des nouvelles technologies et, dans son ensemble, le monde numérique représentent une ressource précieuse pour toute l'humanité et pour l'homme dans la singularité de son être, de même qu'une stimulation pour la rencontre et le dialogue. Mais ils se présentent, aussi, aux croyants comme une grande opportunité », écrit-il. « Les prêtres doivent saisir avec sagesse les singulières opportunités offertes par la communication moderne », et devenir « des hérauts passionnés de la Bonne Nouvelle également dans la nouvelle agora créée par les moyens actuels de communication ».

 

Oui, agora : j’aime la musique et la joliesse de ce mot. Je souhaite que le monde digital (auquel vous et moi appartenons, maintenant) le soit franchement. Qu’il échappe aux loups. Qu’il appartienne uniquement à ceux et celles dont l’obsession première est de prêcher l’humanisme. Un humanisme debout, fraternel, ami de l’éminente dignité humaine.

Guillaume Camara

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