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Ce 28 août, nous nous souvenons de Martin Luther King, mais plus particulièrement de son discours Je fais un rêve qu’il prononça il y a 50 ans devant le mémorial Lincoln à Washington. C’était un jour d’été : les filles étaient belles, les rues étaient endimanchées et les arbres portaient encore leurs fleurs de beauté. Une beauté qu’on ne retrouvait pas sur le visage de l’Amérique : parce que jusque-là discriminante et ségrégationniste. Et voilà que ce jour-là (…) des hommes et femmes convergèrent vers la capitale de la première puissance mondiale. Pour dire qu’ils en avaient marre du statu quo qu’on leur infligeait, pour fustiger les laideurs et les paradoxes de leur nation, pour appeler à l’avènement d’une nouvelle Amérique.

 

Ils ne furent pas déçus. Puisque précédé par les mélodies sublimes de Joan Baez et Bob Dylan et superbement inspiré, le pasteur King fit la meilleure de ses harangues. Il parla du rêve, du Noir discriminé, de l’Amérique des chaînes et des infamies, de son désir ardent de voir un jour ses quatre fils vivre dans une cité où ils ne seront pas jugés à cause de la couleur de leur peau mais de leur caractère.

 

Martin Luther King était vraiment un prophète, dont le verbe appelait Blancs et Noirs, Juifs et Musulmans, Catholiques et Protestants à vivre une fraternité. A chanter un psaume de la réconciliation.

 

Nous lui sommes redevables.

 

Guillaume Camara

 

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