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L’irruption, dans notre rythme calendaire, des images de Somaliens, devenus hagards et faméliques, hébétés et agonisants, rappelle la nécessité d’une intervention humanitaire dans cette partie du monde. Le faire vite évitera à des centaines, à des milliers de personnes de succomber : parce que le pain aura manqué ; parce que l’eau aura manqué.

 

Si les puissants de cette planète sont capables de se réunir, dare-dare, et sans tergiverser, pour sauver le système monétaire mondial à bout de souffle, défaillant, pourquoi ne le feront-ils pas pour la Somalie ?

 

Le cynisme ne doit pas être la règle d’or de nos consciences. Il mérite bannissement, il a droit à notre rejet fondamental. Tous les peuples sont conviés aux noces de Cana. Aussi faut-il le proclamer sur tous les toits que depuis deux décennies la Somalie n’a pas d’Etat, pas de gouvernement. C’est le sanctuaire de l’anarchie. C’est la patrie des milices al shabab : elles dont la mission suprême est d’ôter la vie, de rendre insuffisant voire dérisoire l’immense travail des humanitaires.

 

Comme quoi le problème de ce territoire de la Corne de l’Afrique est d’abord politique : sans sa pacification totale et définitive, toute apocalypse est à prévoir !

 

Guillaume Camara

 

 

 

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