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Cette semaine, l’humanité célèbre le centenaire de la naissance de l’auteur magnifique du Cahier d’un retour au pays natal, Aimé Césaire.

 

Né dans une île de beauté (la Martinique) et considéré comme un des géants du XXe siècle, cet homme avait su par une maîtrise élégante, lucide et féroce de la poésie fustiger les maux qui avaient proclamé le mépris de l’Homme. A savoir l’esclavage, le colonialisme, le racisme.

 

Il voulait une négritude débout. Il voulait une humanité fraternelle. Il voulait un paradis de paix pour tous les enfants de la terre. 

 

Mais dans ce monde (où l’on a proclamé le triomphe du positivisme, du libéralisme sauvage, du fric) que peut-il nous dire aujourd’hui ? Ou tout simplement : qu’est-ce qu’être Césairien ? Etre Césairien, c’est épouser les forces créatrices de l’imaginaire qui abattent tous les murs qui divisent, qui éloignent les uns des autres. C’est discerner sa mission d’Homme au cœur d’une cité polyphonique. C’est se laisser happer par ce tison de vigilance qui n’abaissera pas mais élèvera l’Autre différent, bien sûr. C’est regarder le présent avec un cœur réconcilié, pardonnant. 

Voilà le legs de Césaire. De ce poète génial dont l’aventure terrestre aura été belle, dense et enthousiasmante.

 

Guillaume Camara    

 

 

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