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Lampedusa est aujourd’hui le lieu qui doit interpeller chaque conscience droite. C’est ici, près de Sicile, il y a quelques jours, qu’ont été sauvées et secourues 500 personnes cherchant refuge en terre italienne.

 

Cette fois-ci, les canots n’ont pas tué ; ils ont pu voir le bout de leur odyssée. Ouf ! Merci aux flots qui ont fait preuve de mansuétude.

 

Quitter son pays, les siens, ses amitiés, sa musique quotidienne, ne se fait jamais par gaîté de cœur. C’est toujours un moment de réelle affliction. De sanglots. D’arrachement. Généralement, on fait ce choix, car les conditions présentes ne satisfont guère. Tout fait obstacle à un futur épanoui. Il faut donc s’en aller. Le meilleur est ailleurs. En Europe.

 

Une Europe qui, faut-il encore le souligner, ne pourra jamais accueillir toutes les humaines conditions. Il y va de la cohésion de ses populations. Néanmoins, cette aire septentrionale ne peut fermer ses yeux devant tous ces drames. Elle doit même y prendre toute sa part. Rompre d’avec la politique à petites touches. Ne plus écouter cette strophe ignoble de Mouammar Kadhafi (photo) : « Si l’Europe n’est pas noire, c’est grâce à moi ». Et s’arc-bouter sur le co-développement et le co-investissement : seuls instruments véritables capables d’amoindrir les flux migratoires venant du Sud.

 

Guillaume Camara

 

 

 

 

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