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L’année 2013 s’en va. Elle finit sa course... C’est ainsi.

 

Certains diront que cela est tout à fait normal. Qu’il y a là une logique banale de la vie, où surgissent inexorablement un début et une fin. D’autres (farouchement nostalgiques) soutiendront la thèse selon laquelle la marche du temps doit être une affaire d’éternité. Soit ! Mais a-t-on le droit de se prononcer devant de tels jugements diamétralement opposés ? Non. Ce qui est sûr : le temps est opiniâtre ; le temps est rebelle ; le temps est libre.

 

Dans « le temps est libre », gardons « libre » et laissons « le temps » au temps. Car 2013 aura été indéniablement pour l’Afrique, et ce en dépit d’une croissance à 5% dont peuvent se targuer plusieurs de ses territoires, une saison de la liberté. D’abord, liberté pour le Mali, envahi par une cohorte de criminels et d’obscurantistes. Ensuite, et surtout, liberté pour le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, où des centaines de femmes sont victimes de viols, d’abus de toutes sortes. 

 

C’est pour elles qu’Africanus a choisi de faire de Denis Mukwege, ce médecin, son Homme de l’année. Lui qui depuis tant d’années se bat à leurs côtés pour qu’elles retrouvent la dignité qui est la leur. Lui qui crie au monde leur martyre pour que le monde ne les oublie pas. 

 

Guillaume Camara  

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