ellen jonhson


Africanus, comme la gazette du matin, essaie d’être l’écho du monde. Quel monde ? L’Afrique, bien sûr. Celle qui a enfanté l’Humanité, celle qu’aimaient le poète Léopold Sedar Senghor, le panafricaniste Kwame Nkrumah, l’historien Joseph Ki-Zerbo, celle qu’on scrute avec dédain. Quelquefois. Parce que pauvre, parce que malade, parce guerrière.

 

Oh, que cessent nos complaintes ! : car nous ne voulons guère participer à la cynique entreprise des afro-pessimistes ; nous voulons regarder devant ; nous voulons, comme les Mages, pendant qu’on y est, et ce en dépit de tant de tragédies, d’imperfections, de ratés, reconnaître sur cette terre africaine la présence des étoiles du progrès et d’avenir.

 

Progrès et avenir donc : voilà deux vocables que fait admirablement siens la présidente du Li­be­ria, Ellen John­son Sir­leaf (photo). Formée à Harvard et à l’université de Colorado, élue démocratiquement, cette économiste est notre leader africain de l’année 2009.

 

Nous lui offrons le piédestal. Elle est au zénith de ce que nous pouvons apprécier et applaudir. Dans son pays, où trônent encore les stigmates des sanglants conflits d’hier, cette femme a su mettre sur pied un vaste programme d’éducation et de formation pour la jeunesse. Pour elle, le pistolet ne doit pas régner sur le savoir. C’est plutôt le contraire. Et elle a raison. Mais Sir­leaf ne s’est pas contentée des problématiques de son seul espace géographique. L’implication de son leadership, notamment dans la précaire situation guinéenne, a été remarquable. Elle y a dit des mots justes contre la violence, contre l’instabilité politique.

 

Pour tout cela, indéniablement, elle mérite notre perle.

 

Guillaume Camara 

 

 

Retour à l'accueil